Editorial de janvier
Les Jardins de David
Les jardins de David vous souhaite la bienvenue !

Le site Les Jardins de David (https://lesjardinsdedavid.com) est une plateforme pédagogique et communautaire entièrement dédiée à l'art du jardinage. Conçu comme un guide pratique pour les amateurs et les passionnés de nature, il propose un accompagnement complet pour cultiver et entretenir ses espaces verts tout au long de l'année.
Voici une présentation des principaux piliers du site :
1. L'Agenda du Jardinier
Le site s'articule autour d'un calendrier mensuel détaillé. Pour chaque mois de l'année, "David" propose une liste de tâches spécifiques à accomplir :
- Au potager : semis, plantations et récoltes de saison.
- Au jardin d'ornement : entretien des fleurs, arbustes et pelouses.
- Conseils saisonniers : gestion du froid en hiver, arrosage en été, etc.
- ==> Les travaux de jardinage pour le mois de janvier
2. Expertise et Techniques de Jardinage
Le site propose de nombreux dossiers techniques pour comprendre et améliorer son environnement :
- Connaissance du sol : analyses des différents types de terre (calcaire, argileuse, sableuse) et méthodes pour enrichir son terrain (compostage, engrais verts, pH du sol).
- Multiplication des plantes : tutoriels détaillés sur le bouturage (hortensias, rosiers, laurier-rose) et le greffage.
- Taille des fruitiers : fiches spécifiques pour les arbres à pépins (pommiers, poiriers) et à noyaux (pêchers, figuiers), ainsi que pour la vigne et les petits fruits.
3. Fiches de Culture et Protection de la Nature
- Fiches variées : des guides pour cultiver aussi bien des légumes classiques (artichauts, patates douces) que des plantes d'ornement (iris) ou des arbres fruitiers originaux.
- Jardinage au naturel : une forte emphase est mise sur les solutions écologiques, notamment avec des recettes de purins (ortie, consoude, prêle) et des méthodes de lutte contre les nuisibles, comme la fabrication de pièges sélectifs contre le frelon asiatique.
4. Un Espace de Partage (JardiBlog)
Le site dispose d'une section "JardiBlog" où David partage ses réflexions, ses succès et ses observations au fil des saisons. C'est un espace plus personnel qui renforce le côté "communauté de jardiniers". Les utilisateurs peuvent d'ailleurs devenir membres pour participer plus activement à la vie du site. Devenir Membre
En résumé
Les Jardins de David se définit comme un compagnon de route pour le jardinier. Que vous souhaitiez créer un nouveau massif, apprendre à tailler votre verger ou passer au jardinage bio, le site offre une base de connaissances riche, structurée et accessible, portée par une vision bienveillante et respectueuse de la biodiversité.
Les 5 derniers billets
Les boutures de Janvier
Faire des boutures en janvier peut sembler contre-intuitif car la plupart des plantes sont en repos végétatif. Cependant, c'est le moment idéal pour certaines variétés, à condition de respecter quelques règles de chaleur et d'humidité.
Voici comment réussir vos boutures en plein hiver.
1. Que peut-on bouturer en janvier
On distingue deux catégories principales de plantes que l'on peut multiplier en ce moment :
Les plantes d'intérieur (Boutures ">
Puisqu'elles vivent dans un environnement chauffé, elles ne connaissent pas de véritable hiver.
- Pothos (Scindapsus) et Philodendron : Très faciles à bouturer dans l'eau.
- Misère (Tradescantia) : Racine quasi instantanément.
- Monstera : Si vous avez un nœud avec une racine aérienne.
- Succulentes : En prélevant une feuille (laissez cicatriser 3 jours avant de poser sur du terreau).
Les plantes d'extérieur (Boutures "sur bois sec")
C'est la période idéale pour les arbustes caducs (qui perdent leurs feuilles). On appelle cela la bouture de bois dormant.
- Petits fruits : Groseilliers, cassissiers, framboisiers, vigne.
- Arbustes d'ornement : Saule (très facile), sureau, troène, forsythia, cornouiller.
- Rosiers : C'est encore possible si le sol n'est pas gelé.
2. La technique pour les arbustes extérieurs
C'est la méthode la plus gratifiante en janvier. Elle ne demande presque aucun entretien.
- Prélevez un rameau : Choisissez une tige saine de l'année (bois de l'été dernier), de la taille d'un crayon.
- Coupez des tronçons : Faites des segments de 15 à 20 cm. Coupez en biseau juste au-dessus d'un bourgeon en haut, et droit juste sous un bourgeon en bas.
- Plantez : Enfoncez les deux tiers du bâton dans un mélange de terreau et de sable (ou directement en terre si elle est légère).
- Oubliez-les : Laissez-les dehors, à l'abri des vents dominants. Les racines se formeront au printemps.
3. Les clés de la réussite en hiver
Attention à la température : Pour les plantes d'intérieur, évitez de placer vos boutures sur un rebord de fenêtre trop froid la nuit ou juste au-dessus d'un radiateur brûlant.
- L'humidité : En intérieur, l'air est souvent trop sec à cause du chauffage. Couvrez vos boutures d'un sac plastique transparent ou d'une cloche (méthode "à l'étouffée") pour conserver l'humidité.
- La lumière : Les journées sont courtes. Placez vos boutures à l'endroit le plus lumineux de la maison, mais sans soleil direct brûlant.
- L'eau : Si vous bouturez dans l'eau, changez-la une fois par semaine pour éviter qu'elle ne croupisse. Ajoutez un petit morceau de charbon de bois pour garder l'eau saine.
Les boutures de Janvier
Faire des boutures en janvier peut sembler contre-intuitif car la plupart des plantes sont en repos végétatif. Cependant, c'est le moment idéal pour certaines variétés, à condition de respecter quelques règles de chaleur et d'humidité.
Voici comment réussir vos boutures en plein hiver.
1. Que peut-on bouturer en janvier
On distingue deux catégories principales de plantes que l'on peut multiplier en ce moment :
Les plantes d'intérieur (Boutures ">
Puisqu'elles vivent dans un environnement chauffé, elles ne connaissent pas de véritable hiver.
- Pothos (Scindapsus) et Philodendron : Très faciles à bouturer dans l'eau.
- Misère (Tradescantia) : Racine quasi instantanément.
- Monstera : Si vous avez un nœud avec une racine aérienne.
- Succulentes : En prélevant une feuille (laissez cicatriser 3 jours avant de poser sur du terreau).
Les plantes d'extérieur (Boutures "sur bois sec")
C'est la période idéale pour les arbustes caducs (qui perdent leurs feuilles). On appelle cela la bouture de bois dormant.
- Petits fruits : Groseilliers, cassissiers, framboisiers, vigne.
- Arbustes d'ornement : Saule (très facile), sureau, troène, forsythia, cornouiller.
- Rosiers : C'est encore possible si le sol n'est pas gelé.
2. La technique pour les arbustes extérieurs
C'est la méthode la plus gratifiante en janvier. Elle ne demande presque aucun entretien.
- Prélevez un rameau : Choisissez une tige saine de l'année (bois de l'été dernier), de la taille d'un crayon.
- Coupez des tronçons : Faites des segments de 15 à 20 cm. Coupez en biseau juste au-dessus d'un bourgeon en haut, et droit juste sous un bourgeon en bas.
- Plantez : Enfoncez les deux tiers du bâton dans un mélange de terreau et de sable (ou directement en terre si elle est légère).
- Oubliez-les : Laissez-les dehors, à l'abri des vents dominants. Les racines se formeront au printemps.
3. Les clés de la réussite en hiver
Attention à la température : Pour les plantes d'intérieur, évitez de placer vos boutures sur un rebord de fenêtre trop froid la nuit ou juste au-dessus d'un radiateur brûlant.
- L'humidité : En intérieur, l'air est souvent trop sec à cause du chauffage. Couvrez vos boutures d'un sac plastique transparent ou d'une cloche (méthode "à l'étouffée") pour conserver l'humidité.
- La lumière : Les journées sont courtes. Placez vos boutures à l'endroit le plus lumineux de la maison, mais sans soleil direct brûlant.
- L'eau : Si vous bouturez dans l'eau, changez-la une fois par semaine pour éviter qu'elle ne croupisse. Ajoutez un petit morceau de charbon de bois pour garder l'eau saine.
Le Jardin en Janvier
Le sommeil apparent de la terre
Janvier est le mois du silence au jardin. Sous une apparente léthargie, la nature se repose et se régénère. C'est le temps des gelées blanches qui transforment les squelettes des plantes vivaces en sculptures de cristal.
"En janvier, le jardinier ne dort que d'un œil : il rêve aux semis futurs tout en protégeant ses racines."
Les travaux essentiels
Même si la terre est souvent trop basse ou gelée pour être travaillée, le jardinier a fort à faire :
- Protection : Vérifier les voiles d'hivernage sur les plantes fragiles.
- Taille : A faire sur les arbres fruitiers à pépins (pommiers, poiriers) hors période de gel.
- Planification : Consulter les catalogues de graines et dessiner le plan du futur potager.
- Entretien : Nettoyer et graisser les outils pour qu'ils soient prêts dès le printemps.
- Voir toutes les tâches à faire ce mois ci au jardin :
- ==> Les travaux de jardinage pour le mois de janvier
La vie sauvage
N'oublions pas nos alliés ! En janvier, la nourriture se fait rare pour les oiseaux. Pensez à installer des boules de graisse et à casser la glace des points d'eau pour qu'ils puissent s'abreuver.
Le Jardin en Janvier
Le sommeil apparent de la terre
Janvier est le mois du silence au jardin. Sous une apparente léthargie, la nature se repose et se régénère. C'est le temps des gelées blanches qui transforment les squelettes des plantes vivaces en sculptures de cristal.
"En janvier, le jardinier ne dort que d'un œil : il rêve aux semis futurs tout en protégeant ses racines."
Les travaux essentiels
Même si la terre est souvent trop basse ou gelée pour être travaillée, le jardinier a fort à faire :
- Protection : Vérifier les voiles d'hivernage sur les plantes fragiles.
- Taille : A faire sur les arbres fruitiers à pépins (pommiers, poiriers) hors période de gel.
- Planification : Consulter les catalogues de graines et dessiner le plan du futur potager.
- Entretien : Nettoyer et graisser les outils pour qu'ils soient prêts dès le printemps.
- Voir toutes les tâches à faire ce mois ci au jardin :
- ==> Les travaux de jardinage pour le mois de janvier
La vie sauvage
N'oublions pas nos alliés ! En janvier, la nourriture se fait rare pour les oiseaux. Pensez à installer des boules de graisse et à casser la glace des points d'eau pour qu'ils puissent s'abreuver.
Chers jardiniers,
-
En cette période de Noël, alors que la nature se repose sous un manteau de givre ou de neige, c’est le moment idéal pour célébrer votre amour et votre patience envers la terre.
-
Vous, qui chaque jour, semez, cultivez et veillez avec soin sur vos plantes, vous êtes les véritables magiciens du vivant. Noël est une saison de lumière et d’espoir, tout comme votre jardin qui renaît chaque printemps grâce à votre travail passionné.
-
Que cette fête vous apporte autant de joie que celle que vous ressentez en voyant une fleur éclore ou un fruit mûrir.
Comme le disait si bien Francis Bacon :
Citation : « Francis Bacon »
Un jardin est un ami que l’on peut visiter à tout moment
-
Que la paix et la sérénité de cette saison vous accompagnent, et que l’année à venir soit riche en belles récoltes, en floraisons éclatantes et en moments de bonheur partagés au cœur de vos jardins.
-
Joyeux Noël à vous, gardiens de la nature, artisans de la beauté et de la vie.
-
Chers jardiniers,
-
En cette période de Noël, alors que la nature se repose sous un manteau de givre ou de neige, c’est le moment idéal pour célébrer votre amour et votre patience envers la terre.
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Vous, qui chaque jour, semez, cultivez et veillez avec soin sur vos plantes, vous êtes les véritables magiciens du vivant. Noël est une saison de lumière et d’espoir, tout comme votre jardin qui renaît chaque printemps grâce à votre travail passionné.
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Que cette fête vous apporte autant de joie que celle que vous ressentez en voyant une fleur éclore ou un fruit mûrir.
Comme le disait si bien Francis Bacon :
Citation : « Francis Bacon »
Un jardin est un ami que l’on peut visiter à tout moment
-
Que la paix et la sérénité de cette saison vous accompagnent, et que l’année à venir soit riche en belles récoltes, en floraisons éclatantes et en moments de bonheur partagés au cœur de vos jardins.
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Joyeux Noël à vous, gardiens de la nature, artisans de la beauté et de la vie.
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Guide de Bouturage en Septembre
Septembre est le moment idéal pour multiplier de nombreuses plantes. Les tiges de l'année sont suffisamment robustes (on parle d'aoûtement) pour garantir un bon taux de réussite. Explorez notre sélection ci-dessous.
Guide de Bouturage en Septembre
Septembre est le moment idéal pour multiplier de nombreuses plantes. Les tiges de l'année sont suffisamment robustes (on parle d'aoûtement) pour garantir un bon taux de réussite. Explorez notre sélection ci-dessous.
Protéger les arbres fruitiers de la surcharge de fruits : Pour des récoltes de qualité et un arbre en bonne santé
Imaginez un verger où chaque fruit est gros, juteux et plein de saveur. C'est un rêve accessible, à condition de savoir gérer l'abondance ! Car si un arbre fruitier couvert de fleurs, puis de jeunes fruits, est une vision réjouissante, une production excessive – appelée 'surcharge' ou 'surproduction' – peut en réalité nuire à la qualité des fruits et à la santé de l'arbre. Apprendre à maîtriser cette générosité de la nature est essentiel pour garantir des récoltes régulières, des fruits de meilleure taille et saveur, et préserver la vitalité de votre verger.

-
Qu'est-ce que la surcharge de fruits et pourquoi est-ce un problème ?
La surcharge se produit lorsqu'un arbre fruitier produit un nombre de fruits bien supérieur à sa capacité à les nourrir et à les faire mûrir correctement. Cela peut sembler être une bonne chose au premier abord, mais les conséquences sont multiples :
-
Fruits de petite taille et de faible qualité : L'arbre doit répartir ses ressources (eau, nutriments, sucres) entre un trop grand nombre de fruits. Résultat : les fruits restent petits, manquent de saveur, de couleur et de sucre.
-
Épuisement de l'arbre : Produire des fruits est très énergivore. Une surcharge épuise l'arbre, le rendant plus vulnérable aux maladies, aux ravageurs et au stress environnemental (sécheresse, froid).
-
Alternance de production (phénomène de l'alternance) : C'est l'une des conséquences les plus frustrantes. Un arbre surchargé une année n'aura pas les ressources pour former suffisamment de bourgeons floraux pour l'année suivante. Il produira alors très peu, voire pas du tout, de fruits l'année d'après. Ce cycle d'une année "pleine" suivie d'une année "creuse" est difficile à briser.
-
Casse de branches : Le poids excessif des fruits peut provoquer la rupture de branches, causant des blessures importantes à l'arbre et ouvrant la porte aux maladies.
-
Les solutions pour éviter la surcharge : L'éclaircissage manuel
La méthode la plus efficace et la plus courante pour gérer la surcharge est l'éclaircissage manuel des fruits. Il s'agit de retirer délibérément une partie des jeunes fruits. Ce geste simple permet aux fruits restants de se développer pleinement, d'atteindre une taille optimale et de concentrer toutes leurs saveurs, tout en préservant la vigueur de l'arbre.
-
Quand éclaircir ?
L'éclaircissage doit être effectué après la "chute de juin" (ou "chute physiologique"), une période naturelle où l'arbre se débarrasse lui-même d'une partie des fruits qui n'ont pas été correctement pollinisés ou qui sont trop faibles. Cette chute a lieu généralement 3 à 4 semaines après la floraison, fin mai ou début juin selon les régions et les espèces.
Le moment idéal pour intervenir est lorsque les jeunes fruits ont la taille d'une petite noisette ou d'une bille. Il est crucial d'attendre la 'chute de juin' naturelle de l'arbre, car agir trop tôt risquerait de retirer des fruits que l'arbre aurait de toute façon conservés. À l'inverse, intervenir trop tard réduirait considérablement les bénéfices pour l'arbre et la qualité finale des fruits.
-
Comment éclaircir ?
La technique varie légèrement selon les espèces :
-
Pommiers et Poiriers :
-
Les fruits poussent souvent en grappes (bouquets).
-
Gardez 1 à 2 fruits par bouquet, en choisissant le plus gros et le mieux formé.
-
Laissez un espacement d'environ 10 à 15 cm entre les fruits sur la branche.
-
Privilégiez les fruits situés sur le dessus ou le côté de la branche, bien exposés à la lumière.
-
Retirez les fruits abîmés, mal formés ou ceux qui se touchent (pour éviter la propagation des maladies).
-
-
Pêchers, Nectariniers, Abricotiers, Pruniers :
-
Ces arbres produisent des fruits le long des rameaux.
-
Laissez un fruit tous les 8 à 15 cm, selon la vigueur de la variété et la taille finale souhaitée.
-
Retirez les fruits les plus petits, ceux qui sont mal positionnés ou ceux qui se touchent.
-
-
Cerisiers :
-
L'éclaircissage des cerises est rarement pratiqué manuellement car elles sont généralement moins sujettes à la surcharge et leur petite taille rend l'opération fastidieuse. L'arbre gère souvent bien sa charge.
-
-
Le geste :
-
Utilisez des ciseaux à bouts fins ou vos doigts.
-
Coupez la tige du fruit que vous retirez, sans abîmer la branche ni les fruits voisins.
-
Soyez méthodique et régulier sur l'ensemble de l'arbre.
-
Autres stratégies complémentaires
Bien que l'éclaircissage manuel soit la méthode la plus directe, d'autres pratiques contribuent à gérer la charge fruitière :
-
La taille de fructification : Une taille bien menée permet de réguler le nombre de bourgeons floraux et donc le potentiel de production. Une taille appropriée élimine le bois improductif et favorise la formation de bois à fruits.
-
La fertilisation équilibrée : Évitez les excès d'azote qui favorisent le bois et le feuillage au détriment des fleurs et des fruits. Privilégiez les apports de potassium et de phosphore qui soutiennent la floraison et la fructification.
-
L'arrosage adéquat : Un stress hydrique pendant la nouaison (phase initiale de formation du fruit) peut provoquer une chute excessive. Un arrosage régulier et suffisant (mais sans excès) aide l'arbre à maintenir sa charge.
-
La vigueur de l'arbre : Un arbre en bonne santé, bien nourri et bien entretenu, est plus apte à gérer sa production et moins sujet à l'alternance.
-
Le tuteurage des arbres fruitiers en surproduction
En complément de l'éclaircissage, le tuteurage est une pratique essentielle, surtout pour les jeunes arbres ou ceux qui, malgré l'éclaircissage, portent une charge de fruits importante. Il vise à soutenir les branches pour éviter leur rupture sous le poids des fruits et à maintenir une bonne structure de l'arbre.
-
Pourquoi tuteurer en cas de surproduction ?
Même avec un éclaircissage minutieux, certaines branches peuvent encore être soumises à une tension considérable. Le tuteurage offre plusieurs avantages :
-
Prévention des casses : C'est la raison principale. Le poids des fruits, surtout après une pluie ou un coup de vent, peut faire plier et casser des branches entières, causant des blessures graves à l'arbre qui peuvent compromettre sa santé et sa production future.
-
Maintien de la forme de l'arbre : Le tuteurage aide à conserver une charpente équilibrée et ouverte, essentielle pour une bonne pénétration de la lumière et de l'air, réduisant ainsi les risques de maladies.
-
Amélioration de la qualité des fruits : En évitant que les branches ne s'affaissent, les fruits restent mieux exposés au soleil, favorisant une meilleure coloration et une maturation uniforme. Ils sont également moins susceptibles de toucher le sol, ce qui réduit les risques de pourriture ou d'attaques de ravageurs.
-
Facilite la récolte : Des branches bien soutenues rendent l'accès aux fruits plus facile et plus sûr.
-
Comment tuteurer ?
Le tuteurage doit être effectué avec soin pour ne pas blesser l'arbre.
-
Matériel :
-
Tuteurs : Des piquets solides en bois, des branches d'arbres assez longues munis d'un U à l'extrémité, des bambous ou des tiges de métal en protégeant l'appui sur les branches. Leur hauteur doit être suffisante pour soutenir la branche sans gêner la croissance.
-
Liens : Utilisez des liens souples et larges (bandes de tissu, liens en caoutchouc, liens spécifiques pour arbres) qui ne blesseront pas l'écorce de l'arbre à mesure qu'il grossit. Évitez les fils de fer ou les cordes fines qui peuvent cisailler la branche.
-
-
Technique :
-
Soutien individuel des branches : Pour les branches les plus chargées et les plus à risque, plantez un tuteur verticalement sous la branche, en veillant à ce qu'il soit bien stable dans le sol. Attachez la branche au tuteur avec un lien souple, en formant un "huit" pour éviter le frottement direct du lien contre l'écorce.
-
Soutien transversal (pour les jeunes arbres ou formes palissées) : Pour les arbres formés sur des espaliers ou des palmettes, des fils tendus ou des structures permanentes peuvent servir de support. Pour les jeunes arbres, un tuteur unique planté à la plantation peut suffire à soutenir le tronc principal.
-
Éviter l'étranglement : Vérifiez régulièrement les liens et desserrez-les si nécessaire pour ne pas étrangler la branche à mesure qu'elle grossit.
-
-
Quand tuteurer ?
Le tuteurage est généralement mis en place dès que l'on observe une surcharge de fruits et que les branches commencent à ployer sous le poids. Il peut être temporaire, le temps que les fruits mûrissent et soient récoltés, ou permanent pour les arbres conduits sur des formes spécifiques.
-
En conclusion
Protéger vos arbres fruitiers de la surcharge n'est pas une tâche punitive, mais un acte de soin essentiel. L'éclaircissage manuel, bien que demandant du temps, est un investissement qui sera largement récompensé par des fruits plus gros, plus savoureux, et par la longévité et la régularité de production de vos arbres. En complément, le tuteurage est une assurance précieuse contre les dommages physiques, garantissant que vos arbres puissent porter leur précieuse charge jusqu'à maturité. En adoptant ces pratiques, vous transformerez une abondance potentiellement problématique en une récolte de qualité supérieure, année après année.
Protéger les arbres fruitiers de la surcharge de fruits : Pour des récoltes de qualité et un arbre en bonne santé
Imaginez un verger où chaque fruit est gros, juteux et plein de saveur. C'est un rêve accessible, à condition de savoir gérer l'abondance ! Car si un arbre fruitier couvert de fleurs, puis de jeunes fruits, est une vision réjouissante, une production excessive – appelée 'surcharge' ou 'surproduction' – peut en réalité nuire à la qualité des fruits et à la santé de l'arbre. Apprendre à maîtriser cette générosité de la nature est essentiel pour garantir des récoltes régulières, des fruits de meilleure taille et saveur, et préserver la vitalité de votre verger.

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Qu'est-ce que la surcharge de fruits et pourquoi est-ce un problème ?
La surcharge se produit lorsqu'un arbre fruitier produit un nombre de fruits bien supérieur à sa capacité à les nourrir et à les faire mûrir correctement. Cela peut sembler être une bonne chose au premier abord, mais les conséquences sont multiples :
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Fruits de petite taille et de faible qualité : L'arbre doit répartir ses ressources (eau, nutriments, sucres) entre un trop grand nombre de fruits. Résultat : les fruits restent petits, manquent de saveur, de couleur et de sucre.
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Épuisement de l'arbre : Produire des fruits est très énergivore. Une surcharge épuise l'arbre, le rendant plus vulnérable aux maladies, aux ravageurs et au stress environnemental (sécheresse, froid).
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Alternance de production (phénomène de l'alternance) : C'est l'une des conséquences les plus frustrantes. Un arbre surchargé une année n'aura pas les ressources pour former suffisamment de bourgeons floraux pour l'année suivante. Il produira alors très peu, voire pas du tout, de fruits l'année d'après. Ce cycle d'une année "pleine" suivie d'une année "creuse" est difficile à briser.
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Casse de branches : Le poids excessif des fruits peut provoquer la rupture de branches, causant des blessures importantes à l'arbre et ouvrant la porte aux maladies.
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Les solutions pour éviter la surcharge : L'éclaircissage manuel
La méthode la plus efficace et la plus courante pour gérer la surcharge est l'éclaircissage manuel des fruits. Il s'agit de retirer délibérément une partie des jeunes fruits. Ce geste simple permet aux fruits restants de se développer pleinement, d'atteindre une taille optimale et de concentrer toutes leurs saveurs, tout en préservant la vigueur de l'arbre.
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Quand éclaircir ?
L'éclaircissage doit être effectué après la "chute de juin" (ou "chute physiologique"), une période naturelle où l'arbre se débarrasse lui-même d'une partie des fruits qui n'ont pas été correctement pollinisés ou qui sont trop faibles. Cette chute a lieu généralement 3 à 4 semaines après la floraison, fin mai ou début juin selon les régions et les espèces.
Le moment idéal pour intervenir est lorsque les jeunes fruits ont la taille d'une petite noisette ou d'une bille. Il est crucial d'attendre la 'chute de juin' naturelle de l'arbre, car agir trop tôt risquerait de retirer des fruits que l'arbre aurait de toute façon conservés. À l'inverse, intervenir trop tard réduirait considérablement les bénéfices pour l'arbre et la qualité finale des fruits.
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Comment éclaircir ?
La technique varie légèrement selon les espèces :
-
Pommiers et Poiriers :
-
Les fruits poussent souvent en grappes (bouquets).
-
Gardez 1 à 2 fruits par bouquet, en choisissant le plus gros et le mieux formé.
-
Laissez un espacement d'environ 10 à 15 cm entre les fruits sur la branche.
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Privilégiez les fruits situés sur le dessus ou le côté de la branche, bien exposés à la lumière.
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Retirez les fruits abîmés, mal formés ou ceux qui se touchent (pour éviter la propagation des maladies).
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Pêchers, Nectariniers, Abricotiers, Pruniers :
-
Ces arbres produisent des fruits le long des rameaux.
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Laissez un fruit tous les 8 à 15 cm, selon la vigueur de la variété et la taille finale souhaitée.
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Retirez les fruits les plus petits, ceux qui sont mal positionnés ou ceux qui se touchent.
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Cerisiers :
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L'éclaircissage des cerises est rarement pratiqué manuellement car elles sont généralement moins sujettes à la surcharge et leur petite taille rend l'opération fastidieuse. L'arbre gère souvent bien sa charge.
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Le geste :
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Utilisez des ciseaux à bouts fins ou vos doigts.
-
Coupez la tige du fruit que vous retirez, sans abîmer la branche ni les fruits voisins.
-
Soyez méthodique et régulier sur l'ensemble de l'arbre.
-
Autres stratégies complémentaires
Bien que l'éclaircissage manuel soit la méthode la plus directe, d'autres pratiques contribuent à gérer la charge fruitière :
-
La taille de fructification : Une taille bien menée permet de réguler le nombre de bourgeons floraux et donc le potentiel de production. Une taille appropriée élimine le bois improductif et favorise la formation de bois à fruits.
-
La fertilisation équilibrée : Évitez les excès d'azote qui favorisent le bois et le feuillage au détriment des fleurs et des fruits. Privilégiez les apports de potassium et de phosphore qui soutiennent la floraison et la fructification.
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L'arrosage adéquat : Un stress hydrique pendant la nouaison (phase initiale de formation du fruit) peut provoquer une chute excessive. Un arrosage régulier et suffisant (mais sans excès) aide l'arbre à maintenir sa charge.
-
La vigueur de l'arbre : Un arbre en bonne santé, bien nourri et bien entretenu, est plus apte à gérer sa production et moins sujet à l'alternance.
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Le tuteurage des arbres fruitiers en surproduction
En complément de l'éclaircissage, le tuteurage est une pratique essentielle, surtout pour les jeunes arbres ou ceux qui, malgré l'éclaircissage, portent une charge de fruits importante. Il vise à soutenir les branches pour éviter leur rupture sous le poids des fruits et à maintenir une bonne structure de l'arbre.
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Pourquoi tuteurer en cas de surproduction ?
Même avec un éclaircissage minutieux, certaines branches peuvent encore être soumises à une tension considérable. Le tuteurage offre plusieurs avantages :
-
Prévention des casses : C'est la raison principale. Le poids des fruits, surtout après une pluie ou un coup de vent, peut faire plier et casser des branches entières, causant des blessures graves à l'arbre qui peuvent compromettre sa santé et sa production future.
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Maintien de la forme de l'arbre : Le tuteurage aide à conserver une charpente équilibrée et ouverte, essentielle pour une bonne pénétration de la lumière et de l'air, réduisant ainsi les risques de maladies.
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Amélioration de la qualité des fruits : En évitant que les branches ne s'affaissent, les fruits restent mieux exposés au soleil, favorisant une meilleure coloration et une maturation uniforme. Ils sont également moins susceptibles de toucher le sol, ce qui réduit les risques de pourriture ou d'attaques de ravageurs.
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Facilite la récolte : Des branches bien soutenues rendent l'accès aux fruits plus facile et plus sûr.
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Comment tuteurer ?
Le tuteurage doit être effectué avec soin pour ne pas blesser l'arbre.
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Matériel :
-
Tuteurs : Des piquets solides en bois, des branches d'arbres assez longues munis d'un U à l'extrémité, des bambous ou des tiges de métal en protégeant l'appui sur les branches. Leur hauteur doit être suffisante pour soutenir la branche sans gêner la croissance.
-
Liens : Utilisez des liens souples et larges (bandes de tissu, liens en caoutchouc, liens spécifiques pour arbres) qui ne blesseront pas l'écorce de l'arbre à mesure qu'il grossit. Évitez les fils de fer ou les cordes fines qui peuvent cisailler la branche.
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Technique :
-
Soutien individuel des branches : Pour les branches les plus chargées et les plus à risque, plantez un tuteur verticalement sous la branche, en veillant à ce qu'il soit bien stable dans le sol. Attachez la branche au tuteur avec un lien souple, en formant un "huit" pour éviter le frottement direct du lien contre l'écorce.
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Soutien transversal (pour les jeunes arbres ou formes palissées) : Pour les arbres formés sur des espaliers ou des palmettes, des fils tendus ou des structures permanentes peuvent servir de support. Pour les jeunes arbres, un tuteur unique planté à la plantation peut suffire à soutenir le tronc principal.
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Éviter l'étranglement : Vérifiez régulièrement les liens et desserrez-les si nécessaire pour ne pas étrangler la branche à mesure qu'elle grossit.
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Quand tuteurer ?
Le tuteurage est généralement mis en place dès que l'on observe une surcharge de fruits et que les branches commencent à ployer sous le poids. Il peut être temporaire, le temps que les fruits mûrissent et soient récoltés, ou permanent pour les arbres conduits sur des formes spécifiques.
-
En conclusion
Protéger vos arbres fruitiers de la surcharge n'est pas une tâche punitive, mais un acte de soin essentiel. L'éclaircissage manuel, bien que demandant du temps, est un investissement qui sera largement récompensé par des fruits plus gros, plus savoureux, et par la longévité et la régularité de production de vos arbres. En complément, le tuteurage est une assurance précieuse contre les dommages physiques, garantissant que vos arbres puissent porter leur précieuse charge jusqu'à maturité. En adoptant ces pratiques, vous transformerez une abondance potentiellement problématique en une récolte de qualité supérieure, année après année.
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